Vendredi 5 Septembre 2008 à 14:11:38
L’assistante du Consul du British Ambassy fait régner la terreur !!!
Je me suis mis à table parce qu’il y a un fait que je voudrais partager avec les lecteurs. J’aimerais que ceux-là qui sont déjà passés par là avant moi sachent qu’ils ne sont pas les seuls à vivre une telle épreuve : victime de l’injustice.
En effet, j’étais invité à une conférence internationale les 2 et 3 septembre 2008. J’ai déposé, le plus naturellement du monde, une demande de visa le 1er du dudit mois. Madame l’assistante du Consul me fixa le rendez-vous pour le lendemain à 14 heures : j’ai demandé des faveurs parce que je devrais être à l’aéroport à 14 heures et demie et elle me dit de revenir le matin pour voir parce que le règlement c’est à 14 heures.
Je me suis plié au règlement et comptais sur sa compréhension pour obtenir mon visa le matin et partir tranquillement à l’aéroport. Le 2 septembre, je me présentai avant midi dans l’espoir d’avoir aussitôt le sésame. L’attente dura trois heures et trente minutes : à 15 heures trente minutes, un agent est venu nous informer que l’Ambassade est fermée et ceux qui n’étaient pas servis pourraient revenir le lendemain. Inutile de vous narrer l’atmosphère à ce moment-là. Avec mes bagages, j’étais stupéfait.
Je demandai à voir un responsable, on me le refusa et il a fallu que j’insistasse pour que les agents de sécurité, un agent de police et un administratif sortent et nous écoutaient. Je dis nous parce que je n’étais pas le seul dans cette situation.
C’est après que j’ai pu réaliser que la dame est une habituée de ces faits ; pourtant l’assistante du Consul est d’origine africaine. On me pria d’être patient, que le visa me sera délivré le 03 septembre au moment où mes collègues étaient déjà en pleine conférence. Ils n’ont pas réalisé que j’ai raté mon vol.
Le plus cocasse dans cette affaire est que Madame l’assistante du Consul ne pourra pas dire qu’elle ne le savait pas ; le billet et une lettre de mission ont été joints au dossier et j’ai attiré son attention lors du dépôt de la demande de visa.
Solliciter un visa ne fait pas de la personne un sous-homme ou un citoyen de seconde zone et comme le cosmopolitisme n’est pas encore traduit dans les faits, nul n’est encore citoyen du monde.
Elle a refusé de me faire une faveur : c’est son droit le plus absolu.
Elle n’a pas respecté le règlement qu’elle a évoquée : c’est le mépris envers les autres.
Elle encaisse les frais de visa alors qu’elle savait pertinemment que ce visa ne servira plus à rien : elle n’a pas le droit de ne pas respecter le droit des autres.
Je ne pense pas que ceci puisse être l’image de la Grande-Bretagne ; une grande nation qui protège les droits et les libertés. Ce pays est reconnu comme un Etat qui respecte les droits humains ; c’est un Etat qui, pour l’instant, a mieux réussi la politique d’intégration des personnes d’origine étrangère : dans les média, au sein de la police, dans la vie politique, etc.
Le système politique anglais a inspiré beaucoup de démocraties modernes dans le monde.
Ce pays est sur tous les fronts politiques, diplomatiques et militaires pour le maintien ou l’instauration de la paix et de la sécurité, voire pour les respect des droits humains.
Mais il arrive que des actes malheureux d’un individu puissent donner une fausse image d’un Etat ou d’une nation.
« Malheureusement, ces cas arrivent très souvent ici et cela nous fait beaucoup de mal de vous voir très souvent dans des situations pareilles ». Une phrase qui sonne comme un leitmotiv : c’est comme si les collaborateurs de Madame l’assistante l’ont apprise tous par cœur. Sont-ils trahis par leur langue ou c’est aussi une manière pour eux de crier leur désarroi ?
Cet acte malheureux n’a pas pour autant altéré l’estime que j’ai pour l’Etat et la nation britanniques.
Oupa Diossine LOPPY
Sociologue politique/Ecrivain
Bibliographie
- A la quête de mon identité, éd. de la lune, Paris
- Un amour impossible, éd. Le Manuscrit, Paris
- Qui voulait tuer Amilcar Cabral, éd. Le Manuscrit, Paris
- Etat domestiqué, république étranglée, éd. Edilivre, Paris.